Contes — Afrique

La Princesse capricieuse

Langue : français

Auteur : Ousmane Diarra
Illustrateur : Massaré Tounkara
Lieu d'édition : Bamako
Éditeur : Balani's
Année d'édition : 2006
Collection : Zirin, les Contes du Mali, hier, aujourd’hui et demain
Nombre de pages : 39 p.
Illustration : Couleur
Format : 15 x 20 cm + Cassette audio
ISBN : 99952-802-2-1
Âge de lecture : À partir de 7 ans
Prix : 2500 CFA, 8 €

belle jeune fille aux longues tresses assise, dans un palais

Ce livre propose une version du conte bien connu de la jeune fille qui met une condition impossible à son mariage. Cette fois-ci, ce n’est pas seulement par « caprice », puisque le conteur nous précise qu’elle aime trop l’argent et veut s’enrichir sur le dos des prétendants. Peu importe le prétexte, l’être qu’elle épouse finalement se révèle être un python, et ce n’est qu’avec l’aide de sa petite sœur qui a des pouvoirs de sorcière qu’elle échappera à son mari et retournera chez elle. On nous dit que, depuis ce jour, les princesses ne sont plus capricieuses, mais on ne sait pas si elles ont perdu le goût de l’or…

Auteur de plusieurs livres de jeunesse (Néné et la chenille, Les Jumeaux à la recherche de leur mère, La Longue marche des animaux assoiffés),Ousmane Diarra est un conteur bien connu des enfants qui fréquentent le Centre culturel français de Bamako et le texte coule avec la fluidité de sa parole. Les illustrations expressives, colorées, soulignent la vivacité du texte. On regrette cependant quelques fautes d’orthographe et des coquilles.

Ce livre est accompagné d’une cassette : le conte est interprété en français, sur une face, par Sadjo Kanté, et en bambara, sur l’autre face, par Augustine Koné – voix de femmes, chaudes et rapides, accompagnées de quelques bruitages très discrets. Dans la version en bambara, les chœurs de Doussou Bayako interprètent la chanson du bel oiseau noir au long cou, caractéristique de cette version du conte qui rythme la fuite des sœurs et leur traversée du fleuve.

L’ensemble est très agréable à lire ou à écouter. La double version enregistrée permet de préserver ce patrimoine oral dans la langue d’origine et rend ce texte accessible à tous les enfants, y compris ceux qui ne sont pas scolarisés. On peut espérer que si l’enseignement dans les deux langues se développe, l’éditeur osera l’édition bilingue.

MPH


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