Contes — Afrique

Le Baluchon de la création du monde et autres contes yorouba

Langue : français

Auteur : Pauline Penot, Sabine Panet
Illustrateur : Aline Rolis
Lieu d'édition : Paris (France)
Éditeur : L'Harmattan
Année d'édition : 2013
Collection : Jeunesse l'Harmattan, La légende des mondes
Nombre de pages : 64 p.
Illustration : Couleur
Format : 22 x 14 cm
ISBN : 978-2-343-00979-7
Âge de lecture : À partir de 10 ans
Prix : 12 €

illustration de trois divinités en tons rouge, violet, gris, noir et blanc

Recueil de six récits yorouba qui proviennent du Bénin et de ses pays voisins mais aussi de la communauté yorouba du Brésil. Les auteurs, qui ont vécu en Afrique, présentent brièvement, en introduction, l’une des ethnies les plus dispersées de l’Afrique de l’Ouest depuis la traite transatlantique. Ils ont adapté les mythes traditionnels, avec les croyances de l’Afrique de l’Ouest et celles du candomblé et de la santeria brésiliennes.Bien écrits, les contes sont accompagnés de nombreuses notes en bas de page, et agréablement ponctués d’illustrations colorées. La part belle est faite aux récits mythologiques de la création du monde.

Ils mettent en scène leurs divinités, les Orichas et notamment Ochala et Echou, principaux protagonistes. Les Orichas s’avèrent être à l’image des hommes avec des défauts et des qualités, ce qui les rend particulièrement attachants mais aussi attentifs aux préoccupations des hommes : Echou peut leur apporter richesse et protection. Ces récits apprennent les croyances, les rites et les traditions de la culture yorouba, et nous font pénétrer dans un monde rural où la vie se déroule au rythme des deux saisons - saison sèche et saison des pluies -, et où les fermiers passent leurs journées dans les champs d’ignames. De page en page, on découvre de nouveaux mots yoruba (arbres, plantes, légumes, fruits) et des recettes de cuisine.

Quelques observations cependant : la description des saisons est plutôt vague et donne à penser, bien que cela ne soit pas précisé, qu’il s’agit du climat brésilien, et non celui du pays yoruba du Benin et du Nigeria. Ceci donne lieu à ce qui pourrait paraitre des erreurs, dans la définition de l’harmattan par exemple. Les noms yorubas (Ochun, Ogun, Babalawo) sont parfois mal orthographiés. La définition de « mangrove », forêts qui poussent dans le delta des fleuves et les zones côtières, est elle aussi erronée. Les deux ouvrages mentionnés en bibliographie semblent être à la source de l’inspiration de ce recueil qui, malgré ses défauts, reste agréable à lire et informatif.

FU et GC


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